Résumé exécutif
Avec l’appui technique et financier du Centre I de Recherches pour le Développement ✓ International (CRDI) du Canada, le Réseau Africain pour le Développement Intégré (RADI) a mis en œuvre un projet de recherche-action intitulé « Violences sexuelles et accès à la I justice pour les femmes rurales d’Afrique de I l’Ouest ».
En effet, en Afrique de l’ouest plus particulièrement, les violences faites aux femmes et aux filles constituent l’une des violations des droits humains les plus répandues et les moins sanctionnées (OMS, 2013).
Mis en œuvre dans la région de Kolda, au Sénégal et, en partie dans le Trarza, en Mauritanie, ce projet s’inscrit ainsi dans la stratégie du RADI, rejoignant les priorités et défis des pays de cette région, de prévention des violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et de lutte contre leur impunité, en particulier en milieu rural.
De toutes les formes de violence faites aux femmes, les violences sexuelles sont les plus fréquentes, insidieuses et paradoxalement les moins punies. Ce sont aussi celles qui révèlent davantage l’état d’infériorisation du genre féminin comme groupe social dans une société patriarcale où les hommes constituent le groupe dominant.
D’ailleurs, la violence, d’une manière générale, est définie par les anthropologues comme un attribut viril dans l’ordre des sexes et des genres et, au-delà, l’ordre social (Lenclud, Claverie, Jamin, 1984; Lavergne, Perdoncin, 2010 et g défiant ainsi toutes les catégories de l’analyse.
De même, c’est le genre masculin, groupe c dominant, qui a le pouvoir d’assigner la gente C féminine, c’est-à-dire le «deuxième sexe» (Dec Beauvoir, 1949), de l’exclure ou de la restreindre à certaines sphères de l’organisation sociale C plutôt que d’autres et jugées secondaires SL et de moindre valeur.